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Ajout du 23/02/2008 - Catégorie : Sécurité
Les Irradiés de Rangueil marquent un point contre l'hôpital et ses médecins
Article daté du : 21/01/2008
Paru dans : LibéToulouse

Tout se passe comme si mieux valait avoir été irradié à Epinal qu’à Toulouse.

Les victimes vosgiennes des services hospitaliers de radio chirurgie s’en tirent avec une provision pour indemnité de 10.000 euros. Les irradiés du CHU de Rangueil se contenteront de 5.000 euros.

L’association SOS Irradiés-31 peste contre cette «injustice». La Féderation des Accidentés de la vie est beaucoup moins sévère. Sa déléguée Toulousaine se félicite même de ce résultat :

«Les 145 irradiés de Toulouse toucheront tous cette somme, quelle que soit la gravité des lésions, explique Nadine Herrero. Les critères de gravité retenus à Epinal feront que quelques-unes des victimes seulement percevront la somme de 10.000 euros».

L’association et la fédération sont au moins d’accord pour se réjouir de la nomination par le ministère de la Santé de l’ex-ministre socialiste de la Santé Claude Evin à la tête de la commission d’expertise qui jugera des dossiers.

Les Accidentés de la vie analysent cette provision promise comme «la reconnaissance officielle des dysfonctionnements de l’hôpital». Jusqu’alors, les autorités dudit hôpital contestaient être à l’origine du mauvais état de santé de ces 145 patients.

Mauvaise passe pour le corps médical.

La logique financière suit : à Epinal, c’est l’office d’indemnisation des accidents médicaux qui prend en charge ces sommes. «C’est donc la collectivité qui assume, précise Nadine Herrero. Á Rangueuil, ce sera l’hôpital lui-même, a priori responsable des faits».
L’hôpital et ses assurances pourront toujours se retourner contre Brainlab qui a fabriqué l’appareil s’il se révèle avoir été défectueux.

Une commission de suivi sera bientôt sur pied pour informer les victimes qui nagent encore en plein brouillard. Mais c’est la commission d’expertise qui retient avant tout leur attention. Claude Evin à sa tête est déjà une victoire pour la fédération des Accidentés de la vie :

«Nous ne voulions ni d’un médecin, ni d’un magistrat pour la chapeauter». La méfiance est profonde vis-à-vis des hommes de l’art. Les Accidentés de la vie ont au moins une première revanche sur celle-ci.

GLv.