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Ajout du 03/03/2008 - Catégorie : Radioprotection
Radio : Un nouveau scandale ?
Date de parution : 23 Janvier 2008
Article rédigé par : Marianne ENAULT
Publié sur www.lejdd.fr

Radio: Un nouveau scandale?

Après les irradiés d'Epinal, la radiologie pourrait bien être au coeur d'un nouveau scandale.

Cinq cabinets de radiologie, tous situés dans le Nord de la France, sont concernés.

"Des écarts de pratique ont été constatés" dans ces centres situés à Hirson, dans l'Aisne, Anzin, Fourmies, Hautmont et Wattignies dans le Nord, précise le ministère de la Santé dans un communiqué mercredi.

L'information avait été révélée par le site internet de L'Express mardi.

Selon le journal, le ministère de la Santé s'apprêterait à contacter 7 500 personnes qui se sont rendues dans ces cabinets en 2006 et 2007.

Mais mercredi, le ministère de la Santé ne confirme pas ce chiffre. "Le recensement des patients concernés est en cours d'achèvement", précise-t-il seulement. Un numéro vert devrait être mis à disposition du public dans les jours qui viennent.

Ces "écarts de pratique" ont été constatés à la fin du mois de novembre 2007.

Plusieurs enquêtes ont alors été diligentées et des inspections mises en place, précise le ministère.

Ces dernières ont révélé "de graves dysfonctionnements, notamment dans le registre de la qualification des personnels opérant les radiologies et établissant leur compte-rendu, du respect des règles d'hygiène et des procédures de contrôle des appareils de radiologie", explique-t-il.

Tous ces cabinets appartiennent au même médecin, le docteur belge Farid Alsaïd.

Après la découverte de ces dysfonctionnements, signalés par les employés, le radiologue a été suspendu le 7 décembre par le préfet de l'Aisne. L'activité dans ces cabinets avait dès lors était interrompue.

Les personnes traitées dans ces centres encourent plusieurs risques.

Certains cancers du sein ou de la prostate auraient ainsi pu être mal diagnostiqués. Le ministère évoque"un risque de perte de chance diagnostique lié aux éventuels déficits de qualité ou d'interprétation des clichés".

Des risques d'infections sont également possibles. Les patients qui ont subi des échographies par voie vaginale ou rectale pourraient avoir été contaminés par des virus.
L'Express.fr évoque des possibles contaminations par le VIH et des risques d'hépatite C.

Interrogé sur LCI, le défenseur historique des victimes de maladies nosocomiales, Alain-Michel Ceretti, désormais président de la Mission d'information pour la sécurité des soins, évoque une affaire "sérieuse" et "énorme".
Si le chiffre de 7 500 patients rappelés est confirmé, "ce serait le rappel le plus important jamais effectué en France pour des cabinets de ville", rappelle-t-il.